Etudier la répartition
des polluants en milieu urbain requiert une analyse des différents
éléments en interaction au niveau du système urbain. Eléments abiotiques
et biotiques trouvent ainsi leur place dans la réflexion : des conditions
météorologiques aux émissions mobiles ou non. Le projet a cependant
dû se restreindre à quelques points qui soulignent l'articulation
entre polluants et morphologie urbaine, entre comportement des polluants
et influence du bâti, et entre échelle locale et globale (aire urbaine).
Il a comme objectifs :
-
de mieux
sectoriser les phénomènes de pollution à l'échelle d'une ville
(niveaux emboîtés de la rue à l'agglomération) ;
-
de spatialiser
les éléments collectés en s'appuyant sur les vecteurs d'information
pertinents que sont les images satellites ;
-
de fournir
des clefs de lecture de la pollution pour mieux répondre aux
obligations de la Loi sur l'Air par des produits cartographiques
appropriés à la gestion de la qualité de l'air.
Les interactions
s'illustrant à plusieurs niveaux d'observation : la mesure au sol,
la répartition de polluants, la sectorisation des zones les plus
concernées, il a été nécessaire de s'interroger sur cette diversité
des niveaux d'observation afin d'en définir la représentativité,
la singularité, et les articulations d'échelle. Les multiples interfaces
tels la surface au sol, l'environnement restreint de la station
de mesure, la rue, la zone et l'unité urbaine ont demandé une réflexion
sur les " localisations " mais aussi sur les caractéristiques (qualitatives
ou quantitatives) qu'il est possible de relever. Ainsi les travaux
ont-ils démarrés d'une part sur le fonctionnement (l'organisation)
de l'écosystème, et d'autre par sur les configurations spatiales
en jeu.
Parmi les éléments
d'organisation, trois niveaux d'observation ont été privilégiés
: le local (les mesures), le méso-niveau (la rue) et le global (l'aire
urbaine). Les mesures recueillies depuis 1979 ont été introduites
dans le modèle de répartition des polluants par rues (pollution
de proximité) proposé par STREET. Une spatialisation fondée sur
les caractéristiques des éléments de surface au sol et leur comportement
spectral (image satellite) permettra d'aborder l'aire urbaine.
Objectifs
: Spatialiser les données issues des stations de mesures
- Aborder la
répartition des polluants selon le réseau de rues par le test
du modèle STREET pour déterminer le bien-fondé de son usage pour
l'extrapolation des mesures selon les caractéristiques du réseau.
- Etablir les
liens entre mesures au sol et caractéristiques spectrales afin
de spatialiser des informations ponctuelles à l'échelle de l'aire
urbaine.
En ce qui concerne
les configurations, trois échelles de localisation des éléments
ont été détaillées :
Pour pouvoir
associer à ces échelles des populations concernées par la répartition
des polluants, les découpages IRIS (de l'INSEE) concernant le recensement
de population 1999 ont été pris en compte.
Objectifs
: Déterminer l'influence des formes urbaines sur le comportement
des polluants
- Réfléchir
à la qualification des stations de mesure en termes d'éléments
de voisinage (bâti, végétation…).
- Caractériser
le bâti urbain afin de mieux en discerner son influence sur la
répartition des polluants (hauteurs du bâti, emprise des réseaux…).
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